Mohand Cherif Hannachi:«Pourquoi je dédie tous les titres de la JSKabylie à Abane Ramdane»

Posté par Auguste le 3 mai 2008

Il y a deux semaines à l’aéroport international d’Alger, le président de la JSK, Moh Cherif Hannachi, qui s’apprêtait à se rendre lui et son équipe au Cameroun, avait annoncé que dès son retour au pays, il se rendrait à Larbaâ Nath Irathen, ex-Fort-National, afin de fêter le 14e  titre de la JSK au pied de la stèle de Abane Ramdane auquel il dédie le titre. Mardi, la délégation kabyle était de retour chez elle. Hannachi s’accordera juste une journée de repos, avant de mettre à exécution sa promesse de grimper jusqu’à Fort-National jeudi et pas un autre jour. «J’avais promis d’y être dès notre retour. Comme je tiens toujours mes promesses, me voilà aujourd’hui ici. Pour ce qui est du jour, je pense que c’était le plus indiqué, car jour férié. . Ceux qui ont voulu être du rendez-vous gens n’ont eu donc aucune contrainte. Je profite de l’occasion pour souhaiter bonne fête aux travailleurs.» Une autre question nous taraude l’esprit : pourquoi une telle décision ? «Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, rendre hommage à ce grand monsieur qui est Abane Ramdane est un honneur pour nous. Par ce geste, c’est aussi faire honneur à une région fidèle à la JSK. Ajouter à cela que c’est un jour de fête pour les travailleurs. Enfin, parce que cela n’a pas été fait auparavant, alors nous voulions marquer l’histoire du club. Je crois que nous l’avons bien fait», dira Hannachi avant de s’exprimer sur une multitudes d’autres sujets liés à son club. 

«Fort-National a prouvé son attachement à la JSK»
La montée du président de la JSK et la présence de quelques joueurs a drainé, jeudi dernier, une grande foule à Larbaâ Nath Irathen, chose qui nous a particulièrement surpris. On s’attendait, certes, à voir du monde, mais pas autant. Hannachi, lui, ne donnait pas vraiment l’air d’être surpris par cette marée humaine «Sincèrement, je m’attendais à ce que les gens viennent en force fêter ce 14e titre avec nous, car je sais que la région compte des inconditionnels de la JSK. Je pense qu’en venant en masse aujourd’hui, les gens de Fort- National ont prouvé le grand attachement qu’ils vouent à leur club. Un club qui est tout simplement le porte-flambeau de la Kabylie. Nous avons pensé rapprocher le club des ses supporters, d’où l’idée de cette virée à Larbaâ Nath Irathen.»

«C’est un bastion de la Révolution et de la JSK»
Le choix de Larbaâ Nath Irathen fait par le président de la JSK est tout simplement un choix délibéré, pour tout ce que représente historiquement cette région. «Je ne vous apprends rien en vous disant que cette région a été l’un des bastions de la résistance et le Révolution algérienne. Je me souviens que lorsque j’étais enfant, les moudjahidine venaient chez mon père pour manger et se ravitailler. Je me souviens plus particulièrement de Amar Ouramdane et de Amar Ath Abbou, même Abane Ramdane venait de temps en temps. Je ne parle pas de toutes la batailles qu’a connues cette région. Après l’indépendance, cette région a été encore une fois un bastion, mais cette fois-ci de la JSK où le club compte un grand nombre de supporters. C’est une région qui a donné aussi plusieurs joueurs à la JSK. Et si  j’ai choisi le chef-lieu de cette région, c’est tout simplement parce que c’est là-bas où est érigée une stèle de Abane Ramdane.» 

«Voilà pourquoi je dédie les titres à Abane Ramdane»
Après que son équipe se soit adjugée, mathématiquement, le titre, à l’issue de sa victoire face au NAHD, le président kabyle s’est empressé de le dédier à la mémoire de Abane Ramdane, un des héros de la Révolution algérienne. Ce n’est pas la première fois que le président kabyle agit de la sorte, puisqu’il l’avait déjà fait à plusieurs reprises. C’est ce qui nous amène à nous poser la question : pourquoi Abane Ramdane et pas un autre ? La réponse ne pouvait que nous être donnée par Hannachi. «En agissant de la sorte, je ne fais qu’honorer la mémoire d’un grand homme que je considère comme étant l’un des plus intelligents qu’a enfantés ce pays, car il a été tout simplement l’architecte d’une révolution qui a libéré un pays de l’emprise d’une grande puissance coloniale. Après l’indépendance, cet homme a été oublié, au point où les générations actuelles ne le connaissent pas. Alors je mets à profit les exploits sportifs du club kabyle pour citer le nom de ce révolutionnaire. Cela incitera peut-être les jeunes à chercher à connaître cet homme.» Ce que déplore le président kabyle qui, le temps d’un après-midi s’est tourné vers l’histoire, est que cet oubli n’est pas seulement national, car même la région natale de ce héros de la Révolution, à savoir la Kabylie, l’a oublié. «Je ne sais pas pour quelle raison, mais même en Kabylie, dont est issu ce grand homme, on l’a oublié. Si ça ne tenait qu’à moi, je dresserais une stèle à sa mémoire dans chaque daïra et commune de la Kabylie.»

«Ce n’est pas donné à tout le monde de remporter 14 titres»
Avec ce nouveau de titre de champion, la JSK ne fait que confirmer son statut de club le plus titré du pays : 14 titres de champion d’Algérie, 4 Coupes d’Algérie, 6 Coupe d’Afrique, 1 Supercoupe d’Afrique et 1 Supercoupe d’Algérie. Avec ce 14e titre national, il sera difficile aux autres clubs de faire autant que le club kabyle dans ce registre, quand on sait que le second au classement, le CRB, n’a remporté que 6 titres. «La JSK est née pour gagner des titres. Cela a toujours été le cas jusqu’à aujourd’hui et ce sera le cas à l’avenir. La preuve, quatre ans seulement après son accession en première Division, le club a remporté son premier titre de champion, le premier d’une longue liste. Je crois que ce n’est pas donné à tous les clubs de gagner 14 titres de champion, car ce n’est pas une chose facile. C’est d’ailleurs l’un des aspects qui poussent les joueurs à vouloir rejoindre la JSK, quand on sait que tous rêvent de gagner un titre dans leur carrière.»

«La fête continuera durant sept jours et sept nuits»
Ce nouveau titre de la JSK sera apparemment fêté comme il se doit. Le président de la JSK n’est pas prêt de s’arrêter avec cette virée vers les montagnes de Larbaâ Nath Irathen, plus précisément vers la stèle de Abane Ramdane. «La fête continuera, car ce titre sera fêté durant sept jours et sept nuits. A titre d’exemple, une troupe folklorique animera des fêtes au quotidien à l’intérieur du stade à proximité du terrain de basket-ball entre 18 h et 20 h et ce, jusqu’à la veille de la rencontre de la Ligue des champions face au Coton Sport. Les gens sont priés de venir y assister. Moi-même je viendrai dès que le temps me le permettra. Et ce n’est pas fini, après le match face au CRB, il y aura également une fête, car c’est ce jour-là que nous fêterons de manière officielle le titre en présence de nos supporters», annoncera le président kabyle. 

«Aujourd’hui, c’est comme si j’avais 14 ans !»
Cette fête organisée à Larbaâ Nath Irathen a été l’occasion pour les supporters de la JSK de découvrir au grand jour une autre facette du premier responsable kabyle. A cette occasion, Hannachi s’est complètement lâché, chantant et même dansant au rythme de la musique kabyle, chose qu’il ne fait pas tout le temps. Il l’avait déjà fait, mais c’était dans l’intimité, dans le vestiaire. C’était à Casablanca à l’occasion de la qualification de son équipe, pour la première fois de son histoire, pour la phase des poules de la Ligue des champions. «Ce n’est pas tous les jours que je me lâche de la sorte. Si je l’ai fait, c’est tout simplement parce que ce titre m’a fait vraiment plaisir, c’est le plus beau titre de champion depuis que je suis à la tête de la JSK. Je ne vous cache pas que ce titre et cette fête m’ont rajeuni, c’est comme si j’avais 14 ans», dira le président kabyle. Les perspicaces auront deviné que le choix de cet âge par Hannachi  n’est pas fortuit, il correspond tout simplement au nombre de titres de champion remportés par la JSK. 

«Ce titre est la preuve que quand je promets un titre, je tiens ma promesse»
L’été dernier et au moment où la JSK sortait de la Ligue des champions en terminant à la troisième marche d’un groupe qui était pourtant à sa portée, le président kabyle annonçait que son équipe remporterait le championnat. Beaucoup n’y avaient pas cru, car il faut le dire franchement, cette équipe de la JSK n’avait pas les faveurs des pronostics. Et pour cause, elle présentait un effectif beaucoup moins étoffé par rapport à d’autres clubs, comme l’ESS, le MCA et l’USMA. Finalement, cette équipe kabyle a réussi à prendre le dessus. «C’est une nouvelle preuve que lorsque je promets un titre, je tiens mes promesses. Rappelez-vous que lorsque je suis revenu à la JSK en 1993, j’avais déclaré que dans deux ans, le club remportera à nouveau une Coupe d’Afrique. C’est ce qui s’est effectivement passé en 1995. Nous avons remporté la Coupe d’Afrique des clubs vainqueurs de coupes. En 2003, lorsque nous avons été éliminés en Coupe de la CAF, après avoir remporté le trophée trois fois de suite, j’avais dit que nous gagnerons le championnat et cela a été le cas. Il y a deux ans aussi, j’avais promis le titre et nous l’avons eu. Cette fois-ci également. Moi, je tiens toujours mes promesses, surtout lorsqu’il s’agit de faire plaisir à nos supporters.» Comme dit le proverbe : chose promise, chose due.  

«Kalem et Lefkir sont des amis, mais Boukabache m’a déçu»
Lors de la conférence de presse qu’il avait improvisée à l’aéroport international d’Alger, le jour du départ de son équipe pour le Cameroun, le premier responsable du club kabyle avait déclaré que du moment que le match face au NAHD qui a consacré la JSK championne d’Algérie s’est joué à huis clos, le titre sera fêté avec le public à l’occasion du prochain match. «Nous fêterons notre 14e titre face au CRB», avait lancé Hannachi. Une déclaration qui n’a pas été bien évidemment du goût des Belouizdadis.  «Je n’ai pas dit cela pour narguer ou provoquer les Belouizdadis. Le hasard du calendrier a voulu que nous sommes dans l’obligation de fêter notre titre en présence de nos supporters et ce sera à l’occasion du match face au CRB. Cela aurait pu tomber sur une autre équipe. Je crois que c’est là une demande légitime de la part d’un président de club. En ce qui me concerne, je n’ai pas d’ennemis au CRB, ni ailleurs. Kalem et Lefkir sont de très bons amis avec qui j’ai de très bons rapports. Toutefois, je suis déçu par les déclarations de Boukabache que je croyais pourtant être un ami.» De ces trois matches qu’il lui reste à jouer, la JSK jouera un seul à fond à 100%, celui face au CRB.

«Face à l’ASK, il y aura seulement quelques cadres»
Le président de la JSK avait annoncé qu’en cette fin de saison, il ne sera pas question d’envoyer son équipe-type au casse-pipe, surtout que le titre a été acquis après la victoire face au NAHD. En termes plus clairs, Hannachi n’a pas envie que son équipe première soit une «victime» des clubs jouant pour leur survie en première Division, à savoir l’ASK et le CABBA, non pas qu’il veuille fausser les calculs, mais c’est tout simplement pour défendre les intérêt de son club. «Ce lundi face à l’ASK, notre équipe tâchera de réaliser un match correct. Mais ce qui est certains c’est que pour ce match, seuls quelques cadres effectueront le déplacement. Il ne faut pas oublier que nous avons un match de Coupe d’Afrique à préparer et qui intervient quatre jours après celui face à l’ASK. Il n’est pas question pour nous de prendre le risque de voir nos joueurs se blesser car face au Coton Sport, nous aurons besoin de tout le monde.» 

«Je défie quiconque de prouver que nos penalties ne sont pas valables»
Un des points qui sautent aux yeux lorsqu’on fait une rétrospective sur l’actuelle saison, c’est le grand nombre de penalties dont a bénéficié la JSK. Ce qui a fait dire à certains que le club kabyle ne remporte ses matches que grâce aux penalties ou que la JSK avait les faveurs des arbitres, notamment à domicile. De telles réflexions ne pouvaient qu’irriter Moh Chérif Hannachi qui rétorquera : «Si nous obtenons des penalties, c’est tout simplement parce que nous jouons l’attaque à outrance, notamment à domicile. Je dois dire que nous avons des attaquants qui présentent la particularité de provoquer constamment leurs adversaires qui, forcément, commettent des fautes. Et à ce que je sache, les penalties font partie du jeu. Autre chose, je défie quiconque de prouver ou bien de me démontrer que tous les penalties que nous avons obtenus ne sont pas valables. Je suis prêt à revoir avec les contestataires, grâce à la vidéo, les actions qui  ont ramené nos penalties. A ces derniers de prouver  que notre équipe a été avantagée !» Qui peut alors relever ce défi ?      

«Vendredi prochain, je veux un 1er-Novembre plein à craquer comme un œuf»
Le président de la JSK, lui qui a été joueur, est bien placé pour dire l’importance des supporters lorsqu’il s’agit de transcender une équipe et la pousser à se surpasser à aller au-delà de ses limites, surtout lorsque la mission qui lui est demandée d’accomplir paraît impossible, comme ce sera le cas pour la JSK, ce vendredi, face au Coton Sport. Les coéquipiers de Abdeslam doivent tout simplement marquer quatre buts pour se qualifier à la phase des poules de la Ligue des champions ou bien marquer trois buts, pour espérer voir la chance leur sourire lors de l’épreuve des tirs au but. «A travers votre journal, je me permets de lancer un appel à nos supporters pour qu’ils viennent en masse encourager leur équipe lors de cette rencontre. Leur présence en masse mettre la pression sur notre adversaire et poussera nos joueurs à se donner à fond. Nos supporters doivent encourager les joueurs jusqu’à la dernière minute, ceci est très important.» 

«Désolé pour nos supporters, mais le match face au Coton Sport risque de pas être télévisé»
Il est fort à parier que ce vendredi à l’occasion du match retour de la Ligue des champions africaine face au Coton Sport, le stade du 1er-Novembre affichera complet. Ceux qui seront au stade vivront de très près l’événement, mais il y a une possibilité pour que ce jour-là, le public présent aura l’exclusivité, car le match risque de ne pas être retransmis, ni en direct ni même en différé. «Avant tout, je tiens à présenter mes excuses anticipées à nos supporters et je crois qu’ils comprendront que si je prends la décision de ne pas autoriser la retransmission de la rencontre, c’est tout simplement pour défendre les intérêts de la JSK. Figurez-vous que le club n’a rien touché depuis deux ans des retransmissions de nos matches en Ligue des champions, concernant les premiers tours bien évidemment, parce que lors de la phase des poules, c’est Art qui en détient les droits. Je peux vous dire que les huit matches qui ont été retransmis représentent beaucoup d’argent. Certes, Hafid Derradji a promis que ce problème allait être réglé. Maintenant que ce monsieur n’est plus en place, que dois-je faire à votre avis ? Je ne suis pas en train de faire du chantage, je réclame seulement un droit. La télévision ne rechigne pas à débourser des fortunes dans certains projets et oublient de payer des retransmissions de matches. Donc si d’ici à vendredi matin le club ne perçoit pas son dû, il n’y aura pas de retransmission, ni en direct ni en différé», dira Hannachi. 

«En demandant l’aide de la FAF et du MJS, je ne demande pas l’aumône»
Ces derniers jours, Moh Cherif Hannachi n’a pas raté une occasion pour égratigner les instances régissant le football, à savoir la FAF et le MJS. De l’aéroport international d’Alger, juste avant le départ pour Garoua, le président kabyle n’avait pas ménagé ces deux institutions. Il en fera autant durant le séjour de son équipe au Cameroun et ce sera le cas à son retour au pays. Mais au fait, pourquoi toutes ces critiques ? «C’est simple, je n’ai fait qu’attirer l’attention de l’opinion publique sur le fait que les instances concernées n’aident pas, non seulement la JSK, mais tous les clubs engagés en Coupe d’Afrique. Les responsables de ces instances ignorent ce que vaut une participation à une compétition continentale. Les deux tours que nous avons disputés nous ont valu 1,3 milliard, ce qui représente le transfert de deux bons joueurs. Certains ont peut-être pensé que je suis en train de pleurnicher ou de demander l’aumône pour qu’on prenne en charge les Camerounais lors du match retour. Eh bien, ce n’est pas çadu tout. La délégation camerounaise sera bien accueillie et bien prise en charge, car nous en avons les moyens, c’est-à-dire nos sponsors. par ailleurs, les bienfaiteurs n’hésiteront à aider la JSK, si le besoin s’en fait sentir. Dieu merci, je suis à l’aise financièrement, je peux contribuer en mettant la main à la poche pour aider mon club. Si j’ai haussé le ton, c’est pour tirer la sonnette d’alarme et rappeler à ces responsables comment on aide ailleurs les clubs qui représentent le pays dans les compétitions internationales.» Allusion faite bien sûr aux clubs tunisiens et égyptiens. 

«Si on ne se qualifie pas pour la phase des poules, ce ne sera pas la fin du monde»
Au coup de sifflet final du match aller face au Coton Sport, et à la surprise générale, le président de la JSK avait déclaré haut et fort de Garoua que son équipe se qualifiera pour la phase des poules de la Ligue des champions, malgré le fait qu’elle ait encaissé trois buts. Avec une telle déclaration, Hannachi n’a-t-il pas mis une pression supplémentaire sur ses joueurs ? N’a-t-il surtout pas donné de faux espoirs aux supporters kabyles ? Réponse du premier concerné : «Si je ne croyais pas mon équipe capable d’un tel renversement de situation, je n’aurais pas fait une telle déclaration. Je reste convaincu que cela est du domaine du possible, même si je dois avouer que ce sera difficile. Cela ne veut pas dire que je mets la pression sur mes joueurs en les obligeant de se qualifier. Je leur demande seulement de faire de leur mieux et se donner à fond lors du match retour. S’ils réussissent cet exploit, ce sera tant mieux pour eux et pour le club. Dans le cas contraire, ce ne sera pas la fin du monde. Notre 14e titre de champion suffira largement à notre bonheur.» Voilà une déclaration qui dépassionnera plus ou moins ce match.   

«La saison prochaine,  la JSK aura une très, très grande équipe»
A l’issue de notre entretien avec le président de la JSK, on ne pouvait pas ne pas évoquer avec lui la saison prochaine, dans la mesure où l’actuel exercice tire à sa fin. De plus, qui dit nouvelle saison dit automatiquement nouveaux joueurs. Comme à chaque intersaison, les supporters de la JSK attendent avec impatience de découvrir les noms des nouveaux éléments qui porteront le maillot kabyle. Concernant ce sujet, le premier responsable de la JSK ne veut pas se lâcher, contrairement aux autres points abordés avec lui. Sans doute a-t-il peur de se faire doubler par ses homologues ? Devant notre insistance, nous avons eu droit a du «réchauffé» en guise de réponse. «Certes, nous avons en tête les joueurs qui nous intéressent. Mais vous n’aurez aucun nom, tant que la saison n’est pas encore terminée. Sachez aussi qu’aucun joueur n’a signé de contrat au profit de la JSK.» Toutefois, Hannachi nous a donné une idée sur cette JSK dans sa version 2007/2008. «Je promets aux supporters que la JSK aura une très, très grande équipe et qu’elle sera leur fierté.» 

«Sur le terrain, personne ne nous empêchera de conserver notre titre»
Toujours au sujet du prochain exercice, le président kabyle a d’ores et déjà fixé un objectif à son équipe première. Il faut dire que Hannachi n’avait pas vraiment besoin de le faire, dans la mesure où le club le plus titré d’Algérie n’aspire qu’à jouer les premiers rôles, un challenge auquel il est habitué. Mais Hannachi a tenu à le faire rappeler à l’opinion sportive : «Notre but sera de conserver notre titre. Si j’arrive à mettre sur pied l’équipe qui est en tête, je peux vous dire que je mets d’ores et déjà au défie les autres clubs de nous empêcher sur le terrain et de manière sportive de gagner une nouvelle fois le titre.» Le moins qu’on puisse dire est qu’à quelques mois de la nouvelle saison, le ton est déjà donné. 
Abdellah Haddad

Hannachi roi chez lui
Lorsque Mohand Cherif Hannachi avait déclaré qu’il allait fêter le titre à Larbaâ Nath Irathen, on s’attendait à ce que le boss kabyle fasse seulement une petite visite à la région, comme celle effectuée il y a deux  ans, à l’époque du Français Jean-Yves Chay. Cependant, grande fut notre surprise, à notre arrivée au siège du club sis au stade 1er-Novembre, de trouver bon nombre de dirigeants et de proches de club, au moment du départ du cortège. A ce moment-là, on a compris que cette virée n’allait pas être la même que celles d’avant. A  l’entrée de la première commune de Larbaâ Nath Irathen , la population, présente en force jeudi dernier dans les rues, les cafés et les magasins, a tout de suite reconnu le président de la JSK, lequel n’est pas étranger à la région dont il est natif. Cela a mis du baume au cœur de Hannachi. On dit que la meilleure reconnaissance est celle qu’on reçoit des siens. Eh bien, Hannachi, parti rendre hommage à un héros de la Révolution, est devenu lui-même un héros. Tout le monde le saluait, alors qu’il était à bord de son véhicule. Arrivé à Fort-National, il lui était impossible de continuer en voiture, tant la route a été complètement bloquée par les supporters qui affluaient pour le saluer. Il a donc jugé utile de descendre de sa voiture et continuer le reste de parcours à pied. Cela a donné  l’occasion aux présents d’approcher le président : «Je savais dès le départ qu’on trouvera une grande foule. Je suis de la région et je connais l’attachement des gens d’ici à leur club. Sincèrement, toutes ces marques de sympathie m’ont ému. Cela prouve que le public m’aime. Moi aussi, j’aime cette population», nous dira-t-il. C’est avec beaucoup de peine qu’il est  entré au siège de l’APC. Au moment où il s’est dirigé pour déposer la gerbe de fleurs, tous les présents ont tenu à féliciter le boss kabyle pour avoir tenu sa promesse de gagner le titre. Au moment de quitter la ville, Hannachi a trouvé les pires difficultés à s’extirper de la foule. Il a, en tout cas, passé une journée pleine de bonheur et de joie. En plus du 14e titre, il a gagné l’estime et la reconnaissance des siens. Ce n’est pas facile de rallier à sa cause toute une région. Jeudi passé, le boss kabyle était comme un prince chez lui.
Abdellah Haddad

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Journée internationale de la liberté d’expréssion:hommage aux 100 journalistes Algeriens assassinés entre 93 et 97

Posté par Auguste le 3 mai 2008

La liberté d’expression est payée tres chere en Algerie contrairement à ce que pensent à tort ceux qui sou-estiment l’integrité ,l’engagement et le courage de la presse Algerienne. L’hommage aux journalistes assassinés entre 93 et 97
La liste complete:


1993
26.05 -- Tahar DJAOUT, directeur de Ruptures.
03.08 -- Rabah ZENATI, ENTV.
09.08 -- Abdelhamid BENMENI, Algérie Actualités.
11.09 -- Saâdeddine BAKHTAOUI, El Minbar (APUA).
28.09 -- Abderrahmane CHERGOU, Alger Républicain et L’Hebdo libéré.
05.10 -- Djamel BOUHIDEL, photographe Le Nouveau Tell, à Blida.
14.10 -- Mustapha ABADA, directeur général ENTV.
18.10 -- Ismaïl YEFSAH, ENTV.
28.12 -- Youcef SEBTI, indépendant, écrivain, poète.1994
23.01 -- Rachid KODJA, radio.
01.03 -- Abdelkader HIRECHE, ENTV.
01.03 -- Mohamed HASSAINE, Alger Républicain, disparu à Hammadi.
12.03 -- Hassan BENAOUDA, ENTV.
19.03 -- Yahia BENZAGHOU, APS, cellule Communication du Premier ministre.
21.03 -- Abdelmadjid YACEF, photographe L’Hebdo libéré.
21.03 -- Rachid BENDAHOU, L’Hebdo libéré.
13.04 -- Mohamed MECEFFEUK, El Watan.
07.06 -- Ferhat Cherkit, El Moudjahid.
07.06 -- Hichem GUENIFI, radio ENRS.
11.07 -- Yasmina DRISSI, Le Soir d’Algérie.
20.07 -- Mohamed Lamine LEGOUI, APS à Bousâada.
17.09 -- Laïd-Ali AIT EL-HARA? radio
26.09 -- Mouloud BAROUDI, photographe ANAF à Tipaza.
26.09 -- Smail SBAGHDI, APS.
12.10 -- Lahcene BENSAADALLAH, directeur de El Irchad.
16.10 -- Tayeb BOUTERFIF, radio.
19.10 -- Farah ZIANE, rédacteur-en-chef de Révolution Africaine, à Blida.
27.10 -- Mohamed-Salah BENACHOUR, APS, à Blida.
27.10 -- Kaddour BOUSSELHAM, Horizons, disparu à Mascara.
30.11 -- Yasser El-AKEL El Massa.
30.11 -- Nasser-Eddine LAKEHAL, El Mass, à Boufarik.
30.11 -- Ahmed ISSAAD, radio, à Boufarik.
03.12 -- Saïd MEKBEL, directeur du Matin.

1995
06.01 -- Zineddine ALIOU-SALAH, Liberté, à Blida.
06.01 -- Ali ABOUD, radio Chaîne 1.
13.01 -- Abdelmadjid Yahiaoui, Echaâb.
01.02 -- Nacer OUARI, ENTV.
17.02 -- Djameleddine ZAITER, El Djoumhouria, à Gdyel.
01.03 -- Mahmoud OUARHOUM, APS.
20.03 -- Rachida HAMMADI, ENTV, mourra de ses blessures le 31.
20.03 -- Houria HAMMADI, ENTV, soeur de Rachida, meurt sur le coup.
21.03 -- Ali BOUKHERBACHE, El-Djoumhouria, directeur de Media TV.
27.03 -- Mohamed ABDERRAHMANI, directeur El-Moujahid.
03.04 -- Makhlouf BOUKHEZAR, ENTV, à Constantine.
15.05 -- Azzedine SAIDJ, El Ouma.
21.05 -- Bakhti BENAOUDA, indépendant, écrivain, à Oran.
21.05 -- Malika SABOUR, Echourouk El Arabi.
27.05 -- Mourad HEMAZI, ENTV.
18.06 -- Ahmed TAKOUCHET, Radio Cirta.
02.08 -- Naïma HAMOUDA, Révolution Africaine.
21.08 -- Ameur OUAGUENI, Le Matin.
03.09 -- Saïd TAZROUT, Le Matin, à Tizi Ouzou.
04.09 -- Brahim GUERROUI, caricaturiste, El Moujahid.
04.09 -- Yasmine BRICK, radio Chaîne 1.
08.09 -- Radja BRAHIMI, ENTV, à Dellys.
08.09 -- Said BRAHIMI, ENTV, à Dellys.
09.09 -- Rabah LALLALI, ENTV.
15.10 -- Abdelwahab SAADAOUI, Echaâb.
15.10 -- Ahmed BOUGUERRA.
16.10 -- Saida DJEBAILI, El Hayat El Arabi.
16.10 -- Ahmed Mustapha LAZHAR, El Hayat El Arabi.
18.10 -- Mohamled FETTAH, ENTV.
20.10 -- Nourredine SERDOUK, Liberté.
29.10 -- Khaled GUERDJOUMA.
03.11 -- Omar OURTILANE, rédacteur-en-chef El-Khabar.
04.11 -- Ahmed KHALFOUN, APS.
02.12 -- Hamid MAHIOUT, Liberté.
02.12 -- Hamidou BENKHERFELLAH, Liberté.
05.12 -- Khedidja DAHMANI, Echourouk El Arabi.
14.12 -- Abdelkrim BENDAOUD, ENTV.
20.12 -- Mohamed BELKESSAM, chef de production ENTV.
23.12 -- Khaled MERIOUD, réalisateur ENTV.
-?.--?- Taleb ADEN, indépendant.

1996
12.01 -- Mohamed MEKATI, El Moudjahid.
14.01 -- Khaled ABOULKACEM, L’Indépendant.
10.02 -- Abdallah BOUHACHEK, Révolution et Travail, à Blida.
11.02 -- Allaoua AIT-MEBAREK, dir. de la rédaction le Soir d’Algérie.
11.02 -- Mohamed DORBANE, le Soir d’Algérie.
11.02 -- Djamel DERAZA, le Soir d’Algérie.
11.02 -- Naïma ILLOUL, ENTV.
17.02 -- Achour BELGHEZLI, Le Pays, à Tizi Ouzou.
17.02 -- Dalila DRIDECHE, Le Pays, à Tizi Ouzou.
27.02 -- Mourad TAAM, radio.
29.02 -- Belkacem SAADI, ENTV Constantine, à Skikda.
04.03 -- Slim TRIA, radio.
12.03 -- Djilali ARABDIOU, photographe Algérie-Actualités.
30.03 -- Yahia AMOUR, ENTV.
10.04 -- El Hadi SLIM, ENTV.
24.04 -- Djamel BOUCHIBI, El-Moudjahid.
26.07 -- Farida BOUZIANE, Le Pays, à Draâ Ben Khedda.
27.07 -- Boualem TOUARI, ENTV.
11.08 -- Mohamed KESSAB, Radio Coran et Radio-Mitidja..
15.10 -- Mokrane HAMOUI, directeur commercial Echourouk El-Arabi.
26.12 -- Boussaâd ABDICHE, El Moudjahid.

1997
10.01 -- Messaoud BELLACH, El Moudjahid.
07.02 -- Si-Ali REGUIEG, ENTV.
01.06 -- Abdelwahab HARROUCHE, El Moudjahid.
20.08 -- Ali TENKHI, ENTV.
31.08 -- Zoubida BERKANE, ENTV.

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